(MADAME) LUC VALTI - « Femmes de Cinq Heures » (1930)
- 4 déc. 2025
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Dernière mise à jour : il y a 11 minutes

La femme qui se dissimulait sous le pseudonyme de Luc Valti, ou Madame Luc Valti, est l'une des personnalités littéraires les plus énigmatiques du XXème siècle, au point que l'on ne sait rien d'elle, ni ce qui fut son vrai nom, ni sa date de naissance, ni la date et les circonstances de sa mort.
Elle jaillit de nulle part en 1930, offrant aux Éditions de France, maison aux publications très racoleuses, dans le même esprit que les éditions Baudinière, un supposé reportage sur le milieu des maisons de rendez-vous, sorte de variante en plus chic des maisons closes, abordé notamment dans le film « Belle de Jour » (1967) de Luis Buñuel.
« Femmes de Cinq Heures » s'inscrivait dans un style, alors fort goûté, du livre-reportage en immersion, popularisé par Albert Londres, nom aujourd'hui curieusement révéré dans le milieu journalistique, mais qui de son vivant, donnait surtout dans les sujets excessivement racoleurs comme la prostitution, ou la « traite des blanches ».
Nous ne savons, concernant Madame Luc Valti que ce qu'elle a bien voulu dire d'elle-même à son époque, et qui est majoritairement faux. Elle aurait été prétendument une comtesse d'origine grecque, nommée Αικατερίνη Κυτόβαλες, francisé en Catherine Cutivali. Son pseudonyme littéraire est un anagramme de ce qui aurait été son vrai nom.
À l'époque, il aurait été compliqué de vérifier les dires de cette pseudo-comtesse en exil. Aujourd'hui, il suffit de quelques visites sur Internet pour apprendre qu'il n'y jamais eu de comtesse nommée Cutivali en Grèce, ni où que ce soit d'autre. D'ailleurs, dans ce premier roman, Madame Luc Valti parle à un moment donné des grecs comme d'un peuple étranger. Il est probable qu'elle n'avait pas encore décidé de l'identité qu'elle se donnerait au moment de la rédaction de son livre.
On ne lui demanda sa date de naissance qu'à deux reprises, et elle répondit d'abord 1891, puis ensuite 1895. Selon la logique féminine, on serait enclin à croire que la date la plus ancienne est la plus fiable, mais compte du caractère éminemment mythomane de cette femme, rien ne prouve même qu'il soit exact.
Tout ce que l'on peut affirmer avec certitude concernant Madame Luc Valti, c'est qu'il s'agissait d'une femme entre deux âges, vraisemblablement française car on ne l'a jamais entendu parler un autre langage. Arrivée en littérature avec un livre sur le milieu de la prostitution, il est probable qu'elle en venait, ou qu'elle y a longtemps exercé.
« Femmes de Cinq Heures » connût un grand succès, et encouragea Madame Luc Valti à poursuivre sa carrière de manière très productive : entre 1930 et 1937, elle publie douze romans qui, sans plus aborder à nouveau la prostitution, restent centrés sur les tourments amoureux et la difficulté des rapports humains et de la compréhension entre hommes et femmes. Aucun de ces livres, hélas, ne se vendit aussi bien que le premier. Passée chez Baudinière, qui payait mieux, Madame Luc Valti ne rencontra guère plus de succès, et retrouva bientôt réduite à publier chez des éditeurs plus modestes.
Son dernier roman, « Bulles de Savon » (1937), sort dans une indifférence quasi-générale, chez un obscur petit éditeur, R. Simon. Début 1938, Madame Luc Valti disparût corps et biens, et ne fut jamais retrouvée.
Toutes les rumeurs allèrent bon train. Familière des milieux de la nuit, on lui prêta naturellement des accointances avec le milieu, et on pencha pour un règlement de comptes. On parlaaussi de suicide, d'enlèvement, de départ brusque sur un paquebot.
Il est en fait plus probable que, voyant sa carrière littéraire péricliter, craignant sans doute d'être retrouvée par le fisc, qu'elle n'a jamais dû régler puisqu'elle vivait sous une fausse identité, cette femme étrange a repris son identité première, que nul ne connaissait, retournant peut-être dans sa famille ou sa région natale, à moins qu'elle se soit inventée une nouvelle identité plus discrète, peut-être ailleurs qu'en France. Le souffle de la guerre passant quelques années plus tard, plus personne ne se préoccupa par la suite de cette Madame Luc Valti après la Libération.
De ce fait, il ne subsiste d'elle et de sa bibliographie que ce « Femmes de Cinq Heures », qui connut trois ou quatre éditions. C'était pourtant un premier roman, avec tout ce qu'il peut impliquer comme maladresses et approximations.
C'est à dessein que j'en parle comme d'un roman, car si le livre est sous-titré « Enquête sur les Maisons de Rendez-Vous de Paris », et que l'autrice adopte délibérément le ton du reportage, le récit prend progressivement une tournure plus littéraire dans sa dernière partie. Albert Londres, en effet, tout comme Titaÿna, une autre source d'indpiration probable de Madame Luc Valti, étaient des grands reporters qui décrivaient des pays lointains et des sociétés différentes. Or, Madame Luc Valti applique leur méthode a un sujet qui la touche personnellement, qui lui inspire de violentes émotions, et c'est cette impossibilité à prendre une distance avec le thème qu'elle a choisi, qui l'oblige à sortir progressivement du reportage pour évoluer dans la littérature.
Déjà, arrêtons-nous un instant sur ce concept qui nous est aujourd'hui peu familier : la maison de rendez-vous. Qu'appelait-on ainsi ?
On l'aura compris, néanmoins : il s'agit de prostitution, mais dans un esprit un peu différent. Ce n'était pas à proprement parler un bordel, dont on peut pousser la porte le soir : la maison de rendez-vous n'était ouverte, le plus souvent, qu'en journée, et il n'y avait pas de confortable salon où faire descendre ces dames. Seuls les clients les plus anciens, les plus riches ou les plus célèbres pouvaient demander à voir tout le cheptel. Le client lambda,en revanche, en était réduit à téléphoner pour demander un rendez-vous avec une personne charmante et compréhensive. Il avait le choix de l'âge, de la couleur de cheveux, éventuellement de la silhouette, mais il n'en prenait pas moins son rendez-vous à l'aveuglette.
Les prostituées n'étaient pas, dans ces maisons, des jeunes filles dans la misère qui n'ont pas d'autre choix pour survivre. C'était pour la plupart des femmes déjà un peu mûres qui ont une existence respectable mais ennuyeuse, seules et insatisfaites dans une famille austère ou aux côtés d'un mari absent ou indifférent. L'argent qu'elles gagnaient était certes appréciable, mais aucune n'en avait besoin pour vivre. L'important, c'était de se mettre en situation d'avoir des aventures avec des hommes, et dans cet endroit claquemuré, nul ne pouvait les reconnaître. De plus, elles n'avaient pas de contraintes, ni à habiter sur le lieu, ni à faire un nombre minimum de passes, ni à limiter un acte sexuel à un temps minimum.
Le client était lui aussi assez différent. La finalité sexuelle était rarement son premier souci. Passer un moment avec une jolie femme était déjà un plaisir des sens pour un célibataire maladroit ou un mari enfermé dans la routine de son foyer. C'était d'abord la rencontre avec une inconnue qui constituait le côté excitant de la transaction, surtout pour des hommes qui avaient peu l'occasion de croiser des jolies femmes. Ici, on pouvait faire la cour, et les pensionnaires appréciaient généralement cette délicatesse. Le client pouvait aussi venir juste pour parler, se confesser, sans consommer la relation, parfois en étant juste satisfait de savoir que l'on pouvait passer au lit à n'importe quel moment.
La maison de rendez-vous se prêtait donc admirablement à ce que l'on appellerait aujourd'hui un jeu de rôles, et que l'on désignait plutôt dans le temps comme un miroir aux illusions. Des hommes que les femmes ignorent ou ont cessé de regarder avec le temps pouvaient s'offrir, dans une maison de rendez-vous, l'illusion d'être enfin - ou encore - des séducteurs, face à des jeunes femmes élégantes, généralement bien habillées, pleines d'attentions, et juste assez aguicheuses pour que le plus timide des clients puisse se sentir en confiance.
Les pensionnaires jouissaient aussi d'une grande liberté. Elles n'étaient pas obligées de se comporter avec indécence ou avec des tenues voyantes. Au contraire, elles étaient invitées à avoir l'air le plus possible de personnes parfaitement honorables. Elles pouvaient également refuser un client dont la figure ne leur revient pas, ou qui s'était montré désagréable lors d'un précédent rendez-vous. Les maisons de rendez-vous faisaient payer leurs prestations plus du double de ce que demandait une maison close ordinaire. Elles attiraient donc une clientèle plutôt aisée, qui avait des exigences qualitatives. Un habitué, en qui la direction avait confiance, pouvait même emmener sa dulcinée pour une promenade au bois, un déjeuner au restaurant, ou quelques heures d'amour dans un hôtel.
Pour autant, et c'est aussi ce que l'autrice met en avant, les femmes qui travaillaient dans les maisons de rendez-vous n'étaient pas totalement à l'abri de comportements pervers ou maladifs, ou de violences sexuelles de divers ordres. C'était même parfois bien plus risqué que dans un bordel ordinaire, dans le sens où il y avait, parmi les clients des maisons de rendez-vous, des hommes puissants qui se savaient intouchables et se croyaient donc tout permis.
Afin de justifier son témoignage, Madame Luc Valti prétend dans on livre être une journaliste en quête de reportages immersifs sur les maisons de rendez-vous, et elle est fort bien accueillie par les tenancières des cinq maisons de rendez-vous dont il est question dans son ouvrage. Pourtant, c'est assez difficile à croire, spécifiquement dans des établissements plus discrets que les autres dont la clientèle souvent huppée incitait au secret. Mais comment expliquer autrement que l'autrice rapporte des témoignages criants de vérité, auxquels seule une pensionnaire aurait pu assister ?
Néanmoins, ce prétexte de la journaliste qui se mêle aux pensionnaires en tant qu'observatrice amène d'abord Madame Luc Valti à présenter comme son premier contact la grande directrice de l'établissement, souvent une ancienne prostituée qui a bénéficié d'un héritage ou de l'aide d'un riche amant pour monter son établissement. L'autrice ne cache pas sa fascination pour ces figures matriarcales, à la fois autoritaires, dominatrices et glaçantes, mais aussi secrètement blessées ou malaisées d'avoir accédé à la fortune et à la grande bourgeoisie sans pour autant avoir rompu avec ce milieu de la prostitution auquel elles doivent toute leur réussite.
Plus encore que dans une maison close ordinaire, la maison de rendez-vous reflétait les inégalités sociales ou physiques. Il y avait les femmes de commerçants ou les jeunes naïves qui rêvent de se faire épouser : celles-là étaient appelées par leurs prénoms. Il y avait les femmes mariées de la bourgeoisie, élégantes et instruites que l'on appelait "Mademoiselle", et puis il y avait les grandes dames, l'aristocratie de la maison, celles dont le physique, l'éducation et les talents de comédienne, leur permettaient de jouer les comtesses, les marquises ou les duchesses, et que l'on appelait "Madame".
Il y avait toute une clientèle masculine qui aimait à se persuader que le climat de mystère qui entourait la maison de rendez-vous était dû au fait qu'elle abritait secrètement de prestigieuses pensionnaires. Les tenancières se gardaient bien de démentir ces rumeurs, elles servaient leurs petits commerces. En réalité, il n'y avait évidemment pas de comtesses ou de marquises dans les maisons de rendez-vous, et ce, pour une seule raison : il y avait beaucoup de comtes et de marquis parmi les clients.
Mais comme les hommes venaient d'abord pour rêver, il fallait bien leur vendre du rêve, aussi les maisons de rendez-vous gardaient jalousement dans leurs murs une (ou plusieurs) prétendue comtesse, sachant parfaitement bien jouer ce rôle, offrant au plébéien venu goûter ses charmes une expérience inoubliable.
Voilà en résumé le type d'établissement sur lequel Madame Luc Valti prétend nous édifier dans son livre. A vrai dire, « Femmes de Cinq Heures » ne manque pas de charme, car il n'est pas à proprement parler une délation de la prostitution, ou des établissements qui l'accueille. Ce qui intéresse surtout l'autrice, et qui l'a peut-être décidée à faire ce métier, c'est tout l'envers de la société qui y transparait, sans pour autant sombrer dans le sordide d'une véritable maison close. Sa vision est à la fois romantique et humaniste : elle est véritablement touchée par l'ennui et l'insatisfaction de ces hommes et de ces femmes, semblablement déçus par la vie, qui se consolent dans un acte d'amour, la femme en jouant les comtesses et l'homme en s'imaginant lutiner une comtesse. Madame Luc Valti insiste assez, en réalité, sur le caractère thérapeutique de ce jeu de rôles, tout en déplorant que les hommes, par leur égoïsme ou pour se donner bonne conscience, demeurent au fond d'eux-mêmes froids et méprisants envers ces femmes, qu'ils ne regardent jamais autrement que comme des vicieuses vénales.
Pour autant, Madame Luc Valti n'est pas réellement féministe. Sur bien des plans, elle envie la liberté et le détachement de l'homme, que la lassitude envers sa vie ou son couple ne plonge pas dans les larmes ou dans la dépression, mais l'amène tout bonnement à aller se soulager trivialement dans les bras d'une prostituée. Au fond d'elle-même, l'autrice envie la facilité de la plupart des hommes à se consoler de leurs tourments conjugaux.
Selon elle, les femmes qui se prostituent le font aussi pour échapper à un chagrin, mais le plaisir qu'elles peuvent prendre a moins d'importance que celui qu'elles donnent. Il y a dans le don d'elles-mêmes quelque chose que les hommes ne comprennent pas, ou auquel ils ne veulent pas croire, dès lors que la relation est tarifée.
Madame Luc Valti cite aussi le cas, assez audacieux pour l'époque, d'une femme cliente, qui vient pour qu'on lui prodigue un cunnilingus, pendant qu'une autre femme lui tient la main en chantant une mélopée funèbre ou récite un poème de Baudelaire. Ce cas, très particulier, permet à l'autrice d'aborder le cas de l'homosexualité féminine d'une façon misérabiliste qui aujourd'hui serait mal perçue. La cliente lesbienne est en fait une femme totalement frigide, dont le mari s'est détaché pour cette raison. Elle tente de ressentir un plaisir clitoridien dans l'espoir de le reconquérir - en vain. L'autrice ne semble pas avoir eu ce problème pour elle-même, et semble considérer que le saphisme ne serait qu'une piètre consolation entre femmes éprouvées par la vie, mais néanmoins respectable, parce qu'émanant de la solidarité féminine et de cette âme sororale qui fait que les femmes se sentent toujours plus soeurs que les hommes se sentent frères. Néanmoins, toutes les lesbiennes qu'elle décrit lui apparaissent comme dégageant une virilité malsaine, et ayant, pour elle, au point de vue du caractère, quelque chose d'aussi incompréhensible - et incompréhensif - qu'un homme.
Enfin, concernant son expérience propre, Madame Luc Valti dit quelque chose d'intéressant qui peut aider à comprendre son goût du mystère. Mêlée aux autres prostituées, elle est incitée, comme elles, à adopter un prénom différent, en général peu courant et/ou exotique, et à prétendre à ses clients venir d'un pays étranger, si son type physique peut évoquer cette filiation lointaine. Ainsi, étant plutôt brune avec un visage légèrement slave, l'autrice raconte s'être fait longtemps passer pour une Roumaine, sous les pseudos de Wanda ou de Sonia. Elle ne cache pas à plusieurs reprises ce que ce changement de nom et d'origine avait pour elle de grisant.
Il est curieux que personne n'ait rapproché cette déclaration de son propre statut de comtesse grecque en exil. En réalité, même dans ce portrait de prostituées diverses, on sent chez elle ce plaisir infini, et que justifie peut-être une relation sexuelle, d'être quelqu'un d'autre pour un inconnu qui ne saura jamais la vérité - et qui donc lui permet à elle d'oublier sa vérité et son passé.
« Femmes de Cinq Heures » est donc un témoignage direct mais détourné, bien plus qu'une enquête. C'est le récit instable d'une femme fragile qui s'est patoiemment endurcie, que des douleurs, des chagrins, des regrets, ont vraisemblablement amené à se fuir elle-même dans la prostitution, avant de le faire dans la littérature, et après cela, dans on ne sait quoi d'autre. Son style emprunte beaucoup du percutant journalistique d'Albert Londres, mais c'est moins le côté journalistique que le côté percutant qui l'intéresse, sans jamais pour autant verser dans la crûdité ou la grossièreté.
Madame Luc Valti n'écrit pas très bien, mais elle a d'impressionnantes fulgurances, voire des moments de lyrisme absolu d'une grande sincérité, qui ne sont pas sans évoquer Emily Brontë. Ses maladresses de style permettent au lecteur, d'une certaine façon, de déceler l'âme en détresse derrière le mensonge distant du reportage à froid, et contribue au charme attendrissant de ce curieux livre, qui est comme la transcription de la colère révoltée, parsemée de crise de larmes, d'une femme au bord de la crise de nerfs.
« Femmes de Cinq Heures » est aussi la naissance d'un écrivain qui se pensait à tort journaliste, même s'il est difficile de dire s'il s'agit d'un masque qu'elle enlève ou d'un masque qu'elle enfile. Cependant, on assiste, page après page, à la transition; on constante le changement de ton, l'assurance plus ferme de l'autrice, le plan narratif qui se distend, qui voudrait sortir du cadre étriqué du rapport d'enquête. On sent Madame Luc Valti plus épanouie à la fin de la rédaction de son ouvrage qu'au début, finalement charmée de ce voyage romancé dans la réécriture de son propre passé, qui lui était nécessaire, mais qu'elle devait primitivement redouter.
Le lecteur, quant à lui, ressort de cette livre agréablement titillé, et fort désireux d'en lire davantage. Hélas, de par sa disparition subite, Madame Luc Valti, qui ne semblait pas avoir d'amis fidèles, et dont on ignore les liens familiaux qu'il peut lui rester, a condamné d'elle-même sa littérature à l'oubli. Aucun de ses romans n'a fait l'objet de la moindre réédition, et certains commencent à atteindre des cotations confortables. Ce ne serait pas une mauvaise idée que de la faire réapparaître dans les rayons de nos librairies, à quelques années du centenaire de cet étonnant premier roman...









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